
Inventaire



« Eh ! Steuplaît ! T’as pas une clope ? ». « Eh, t’as une clope pour moi ? ». Je l’ai tellement entendu en 24 ans de psychiatrie. Un refrain indémodable. Parfois, d’ailleurs, ce n’est même pas une question, nonobstant le point d’interrogation. C’est une injonction.
En psychiatrie, lors d’une hospitalisation, la cigarette que je fume sert à patienter, à tuer le temps (et le patient en a à revendre, en psychiatrie). Mais la cigarette qui m’est demandée/proposée/échangée/troquée/vendue permet de créer un lien, entamer un échange demandeur/donneur. Donnant-donnant.
Continuer à lire … « « T’as pas une clope steuplaît ? » »Psycom vient de mettre à jour son guide des troubles bipolaires, téléchargeable ici. Dans ces troubles, l’humeur connaît une variation anormale avec alternance entre deux phases, l’excitation et la dépression. Malgré des répercutions qui peuvent être importantes, il est possible de s’en rétablir.

L’objectif principal de l’échelle d’évaluation de l’humeur pour le porteur d’un trouble bipolaire, via un journal ou un calendrier, est de contrôler fréquemment, quotidiennement, les fluctuations de l’humeur par rapport à des variables diverses comme les médicaments, les addictions, les évènements de la vie, le temps de sommeil, les symptômes, etc.

Ce type de calendrier de suivi sert donc à voir si l’humeur varie et, dans ce cas, selon quel élément particulier.
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Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, l’avait compris. Alors, à dessein, l’ingénieur, architecte militaire, urbaniste et hydraulicien l’a habilement dessiné. Puis de l’ouvrage organisé la mise en œuvre.
Les citadelles fortifiées protègent des assiégeants notamment ceux qui, avant le siège, y ont trouvé refuge. L’enceinte fortifiée, dès lors, préserve, autant que faire se peut, l’intérieur de l’extérieur. De ses assauts répétés, de ses attaques incessantes, de ses violences continues.
Continuer à lire … « Manifeste de l’enceinte »
Sans rancœur ni rancune. À en croire la cadence de leurs pas et le chaloupé de leurs corps, on dirait qu’ils dansent. Avec le temps, avec le vent, avec eux-mêmes, gargarisés qu’ils sont d’être les gardiens de nos prescriptions. Et les maîtres de la délivrance.
Continuer à lire … « La valse des blouses »