Mélodies de couloir

Premier étage, chambres 5 à 11.

Depuis le réfectoire, situé au rez-de-chaussée de l’aile Est, et le « couloir des soins », quatre escaliers d’une vingtaine de marches chacun desservent les deux étages supérieurs abritant la plupart des chambres.

Aux premier et deuxième étages, chaque chambre ouvre sur le même couloir transversal. S’y jouent différentes mélodies, aux heures du jour ou de la nuit, cadencées par des pas lourds ou traînés, selon les patients. Rythmées surtout par les cliquetis, à intervalles réguliers, des clés dans les serrures.

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70 centimes de lucidité

Neuroleptiques, antipsychotiques, anxiolytiques, hypnotiques, antalgiques… dès la quatrième ligne de prescription, il est fort à parier que vous puissiez imaginer qu’un épisode de « The Walking Dead » a été tourné ici.

Là où je suis, le regard de certains reflète un vide intérieur abyssal qu’aucun comprimé, aucun flacon de gouttes diluées bien que bue jusqu’à la dernière ne peut combler. Plus rien ne vit, plus rien ne vibre, plus rien ne bat. Nul besoin de hache tancheuse de tête ou de pieu fiché dans le cœur. À grands coups de psychotropes. À grands coups de psycho-trop.

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La séculaire loi des aliénés

Recevoir et soigner les aliénés.

Promulguée sous le règne du roi Louis-Philippe, la loi du 30 juin 1838 est aussi dite « Loi des aliénés ». Elle traite alors des institutions et de la prise en charge des malades mentaux.

Socle de la législation considérée pendant plus de 150 ans, elle est restée presque complètement valide jusqu’en 1990. Elle a été suivie de celle 1990-06-27 – Loi du 27 juin 1990, sur l’hospitalisation psychiatrique sans consentement.

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