Mélodies de couloir

Premier étage, chambres 5 à 11.

Depuis le réfectoire, situé au rez-de-chaussée de l’aile Est, et le « couloir des soins », quatre escaliers d’une vingtaine de marches chacun desservent les deux étages supérieurs abritant la plupart des chambres.

Aux premier et deuxième étages, chaque chambre ouvre sur le même couloir transversal. S’y jouent différentes mélodies, aux heures du jour ou de la nuit, cadencées par des pas lourds ou traînés, selon les patients. Rythmées surtout par les cliquetis, à intervalles réguliers, des clés dans les serrures.

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La cour des mirages

(L = 50 m x l = 15 m) de bitume.

Outre le fumoir, un espace extérieur, dit « cour extérieure »  permet de prendre l’air. Ici, c’est une espèce de bassin olympique de cinq couloirs de nage qu’on aurait bitumé. 

La cour extérieure, c’est un peu comme celle des Miracles, des vies par parenthèses, des existences cabossées, des parcours chaotiques, des trajectoires tout sauf rectilignes. On y croise des rêves, on y croise des gens, certains ont l’air d’être morts, d’autres, plus tout à fait vivants.

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Trouble bipolaire : échelle d’évaluation de l’humeur

L’objectif principal de l’échelle d’évaluation de l’humeur pour le porteur d’un trouble bipolaire, via un journal ou un calendrier, est de contrôler fréquemment, quotidiennement, les fluctuations de l’humeur par rapport à des variables diverses comme les médicaments, les addictions, les évènements de la vie, le temps de sommeil, les symptômes, etc.

Ce type de calendrier de suivi sert donc à voir si l’humeur varie et, dans ce cas, selon quel élément particulier.

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Manifeste de l’enceinte

Un côté du monde.

Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, l’avait compris. Alors, à dessein, l’ingénieur, architecte militaire, urbaniste et hydraulicien l’a habilement dessiné. Puis de l’ouvrage organisé la mise en œuvre.

Les citadelles fortifiées protègent des assiégeants notamment ceux qui, avant le siège, y ont trouvé refuge. L’enceinte fortifiée, dès lors, préserve, autant que faire se peut, l’intérieur de l’extérieur. De ses assauts répétés, de ses attaques incessantes, de ses violences continues.

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