Affectif : en psychiatrie, désigne ce qui se rapporte au moral ou à l’humeur.
Antidépresseurs : médicaments notamment prescrits principalement dans le traitement de certaines dépressions et de certains troubles anxieux. Il existe différentes classes d’antidépresseurs à l’efficacité équivalente, mais les produits les plus récents semblent présenter moins d’effets secondaires.
Anhédonie : perte de la capacité de ressentir du plaisir, même dans une situation plaisante. Symptôme de dépression.
Antipsychotiques : médicaments traitant les psychoses mais possédant d’autres propriétés, thymorégulatrices. Contrairement aux anciens neuroleptiques, les antipsychotiques dits atypiques n’entraînent pas d’effets secondaires neurologiques (raideur, tremblements).
Anxiété : état émotionnel caractérisé par un sentiment d’alarme, de danger, voire de sensation de mort imminente, et par des manifestations psychiques et physiques diverses.
Anxiolytiques : médicaments qui traitent l’anxiété. Les benzodiazépines en sont la principale classe.
Automédication : action de prendre un médicament sans avis médical. La gravité des troubles bipolaires et la possibilité d’interactions médicamenteuses avec d’autres traitements imposent l’avis d’un médecin avant toute prise médicamenteuse ou toute modification de prescription.
Bouffée délirante : survenue brutale d’un état pathologique caractérisé principalement par un délire fait de perceptions sans objets (hallucinations auditives, visuelles ou cénesthésiques) ou déformées (illusions) ou par défaillance du jugement (intuition, interprétations). Cet état peut entraîner des mouvements émotionnels violents, une grande agitation et des réactions impulsives. Certains troubles bipolaires sont révélés par une bouffée délirante.
Conduites addictives : utilisation abusive et dépendance à l’égard d’un produit toxique (alcool, drogues, médicaments détournés de leur usage thérapeutique).
Délire : trouble du contenu de la pensée, caractérisé par la permanence d’idées manifestement en désaccord avec les faits observés et les croyances habituellement partagées dans un contexte culturel donné. Ces idées emportent l’adhésion du patient.
Dépendance : situation au cours de laquelle l’organisme ne peut plus se passer d’une substance (médicament ou drogue). En cas d’arrêt brutal, il réagit par des manifestations de sevrage. La dépendance peut être physique et/ou psychique.
Dépression récurrente : synonyme de dépression unipolaire. Le patient souffre d’épisodes dépressifs à répétition, séparés par des périodes de retour à la normale.
Euthymie : état de l’humeur lorsqu’elle est stable, à égale distance entre manie et dépression. Ce terme est synonyme de normothymie.
Génétique : dans le cas du trouble bipolaire, on parle de «vulnérabilité familiale génétique», mais la survenue de la maladie dépend sans doute, outre cette fragilité, de l’exposition à certains facteurs déclenchants et d’autres facteurs mal connus à ce jour.
Humeur : en psychologie, l’humeur régit les émotions et l’affectif. Thymie est un synonyme d’humeur, l’étymologie de ce mot vient du grec «thumos» qui signifie « siège des passions». Le terme «humeur» est utilisé dans le langage quotidien pour évoquer une disposition affective ou émotionnelle comme la tristesse ou la joie.
Hypersomnie : augmentation anormale de la durée de sommeil.
Hypnotiques : médicaments utilisés pour traiter les insomnies, aussi appelés somnifères. Ils appartiennent le plus souvent à la classe des benzodiazépines ou y sont apparentés et peuvent être à l’origine d’une dépendance.
Hypomanie : trouble de l’humeur caractérisé par des périodes d’irritabilité, d’hyperactivité et des sautes d’humeur. Elle est encore rarement diagnostiquée en tant que telle et reste plutôt perçue comme un moment de très grande forme. C’est souvent la survenue d’un épisode de dépression à la suite de la période d’hypomanie qui mène au diagnostic du trouble bipolaire.
Insomnie : Diminution anormale du temps de sommeil.
Manie – accès/épisode maniaque : état d’excitation psychique et motrice. Un épisode maniaque est principalement caractérisé par : une élévation de l’humeur, une agitation psychomotrice, des idées de grandeur, des insomnies et des critères de durée (plus d’une semaine) et un retentissement fonctionnel majeur. L’accès maniaque survient de manière brusque mais peut être précédé d’une phase d’intensité modérée qu’on appelle «hypomanie». Un épisode maniaque inaugural permet de poser le diagnostic de troubles bipolaires. Il s’agit d’une urgence psychiatrique nécessitant une hospitalisation
Neuroleptique : médicaments à effet neurobiologique, utilisés dans le traitement de certaines affections pour traiter l’excitation, les hallucinations, les délires, l’angoisse. Connus avant tout comme traitement de certains troubles psychotiques comme la schizophrénie, certains ont aussi un rôle thymorégulateur. Autrefois de maniement parfois malaisé en raison de leurs effets secondaires neurologiques (raideur, tremblements…), les nouvelles molécules semblent plus faciles d’emploi à cet égard.
Neurotransmetteurs : substance chimique qui transmet l’information d’un neurone à l’autre, en traversant l’espace situé entre deux neurones consécutifs (la synapse). Des dérèglements de cette libération peuvent être associés à certains troubles notamment psychiatriques (par exemple, diminution de la sérotonine associée à la dépression).
Observance : bonne prise des traitements prescrits en respectant la répartition des prises et la durée du traitement.
Psychose : Ensemble de maladies psychiques, de durée variable, caractérisées par une rupture avec la réalité, en l’absence de conscience de l’état pathologique. La maladie psychotique chronique la plus connue est la schizophrénie.
Psychotrope : ensemble des médicaments exerçant une action sur le fonctionnement psychique : antidépresseurs, neuroleptiques, thymorégulateurs, tranquillisants, somnifères…
Rechute : la rechute d’une maladie survient lorsque ses symptômes réapparaissent après une période de rémission sous traitement. La rechute coïncide souvent avec la diminution, voire l’arrêt du traitement.
Récidive : La récidive survient après une guérison prolongée. Il s’agit d’un nouvel accès indépendant du précédent.
Schizophrénie : maladie mentale chronique, appartenant à la famille des psychoses chroniques. Ces maladies ont pour conséquences des altérations de la perception de la réalité, des troubles cognitifs, et des dysfonctionnements sociaux et comportementaux plus ou moins importants. Les traitements neuroleptiques ou antipsychotiques constituent le socle de leur prise en charge médicamenteuse.
Sérotonine : substance présente dans l’organisme et le cerveau qui joue un rôle dans la dépression, le sommeil, la douleur. Certains médicaments antidépresseurs augmentent sa concentration intracérébrale.
Sevrage : arrêt d’une substance entraînant une dépendance de l’organisme. Une réaction de sevrage correspond à la survenue de manifestations somatiques et/ou psychiques liées à cet arrêt.
Stress : ensemble de réactions physiques et psychiques déclenchées par une stimulation quelle qu’elle soit. Le terme «stress» désigne aussi cette stimulation elle-même.
Thymie : Synonyme «d’humeur».
Thymorégulateurs : famille de médicaments qui régulent l’humeur. Ils protègent contre la survenue ou la récidive d’épisodes maniaques ou dépressifs. Le chef de file en est le lithium.
Tolérance : phénomène concernant certains médicaments auxquels l’organisme peut s’habituer et qui rend nécessaire l’augmentation progressive des doses pour maintenir l’effet.
Trouble obsessionnel compulsif (TOC) : se manifeste par des obsessions (crainte d’être contaminé, d’être malade, de la saleté…) et des compulsions (lavage de main, vérifications excessives…) survenant de façon durable et entraînant une gêne.
Trouble panique : trouble anxieux caractérisé par une répétition de crises d’angoisse (attaques de panique) et une anxiété d’anticipation (peur d’avoir peur).
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Les informations et ressources en ligne ne se substituent en aucun cas à la consultation des professionnels de santé compétents. La combinaison d’un traitement médicamenteux, d’une psychothérapie et d’une bonne hygiène de vie permet de stabiliser l’humeur du patient.