« Je pète les plombs tous les quatre ans »

INA Café Picouly, 2020.

Sculpteur, graveur, Gérard Garouste compte parmi les plus importants peintres contemporains français. Il peint principalement autour de la mythologie, des contes de fées et des fables.

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Mélodies de couloir

Premier étage, chambres 5 à 11.

Depuis le réfectoire, situé au rez-de-chaussée de l’aile Est, et le « couloir des soins », quatre escaliers d’une vingtaine de marches chacun desservent les deux étages supérieurs abritant la plupart des chambres.

Aux premier et deuxième étages, chaque chambre ouvre sur le même couloir transversal. S’y jouent différentes mélodies, aux heures du jour ou de la nuit, cadencées par des pas lourds ou traînés, selon les patients. Rythmées surtout par les cliquetis, à intervalles réguliers, des clés dans les serrures.

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La cour des mirages

(L = 50 m x l = 15 m) de bitume.

Outre le fumoir, un espace extérieur, dit « cour extérieure »  permet de prendre l’air. Ici, c’est une espèce de bassin olympique de cinq couloirs de nage qu’on aurait bitumé. 

La cour extérieure, c’est un peu comme celle des Miracles, des vies par parenthèses, des existences cabossées, des parcours chaotiques, des trajectoires tout sauf rectilignes. On y croise des rêves, on y croise des gens, certains ont l’air d’être morts, d’autres, plus tout à fait vivants.

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Bons baisers d’hypomanie

Chambre 6, à l’admission.

« Les S*** ». C’est le nom de la clinique dans laquelle j’ai été admis ce vendredi soir. Une unité de soins d’un EPSM. Chambre 6, avec une vue, que j’imagine. La double fenêtre est fermée à clé et il fait nuit. Je verrai mieux demain matin. Chambre individuelle en room service pour 48h, le temps de l’isolement Covid-19 réglementaire, en vigueur à l’hôpital.

Ensuite, je devrai peut-être rejoindre une chambre double et ma partager avec un autre patient. Peut-être un camarade d’hospit’. La psychiatrie rapproche. Mais pas un copain : les liens tissés ici résistent peu au dehors. Il est même préférable de tout détricoter une fois sorti.

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Je vous écris d’ici…

Où tout est sans cesse remis à plus tard devant l’importance futile de la tâche en cours qui ne cède sa place qu’à la vacuité d’icelle

Où la privation n’a d’égale que le constant refus

Où la négation a remplacé l’abnégation 

Où le moment de poser toute question importe davantage que la question elle-même et conditionne, surtout, la nature de la réponse 

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