
Sans rancœur ni rancune. À en croire la cadence de leurs pas et le chaloupé de leurs corps, on dirait qu’ils dansent. Avec le temps, avec le vent, avec eux-mêmes, gargarisés qu’ils sont d’être les gardiens de nos prescriptions. Et les maîtres de la délivrance.
Mais s’ils dansent, c’est souvent à nos dépens. La valse de leur blouse est aussi légère qu’est physique ma souffrance. Et rien qui ne l’allège, rien qui ne l’abrège parce que vous ne prescrivez pas.
D’interminables transmissions en interprétations oiseuses, vos valses finissent par m’irriter. Non qu’elles ne soient pas légères, mais elles sont vaines. J’ai MAL. N’est-ce pas votre métier de soigner, de prendre soin. Lire une prescription et ouvrir un tiroir à pilules, je sais faire aussi. Alors je serai votre noiseur, en admirant vos oiseuses valses. Sans rancœur ni rancune.